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Obtenir des infos sur le matériel de son PC

Lorsque l’on veut connaître les composants de son PC, on utilise en général les commandes bien connues lspci et lshw.

lspci

Par exemple, pour connaitre le modèle de sa carte vidéo, on peut utiliser la commande suivante:

$ lspci | grep -i vga
01:00.0 VGA compatible controller: nVidia Corporation NV31 [GeForce FX 5600XT] (rev a1)

On voit ainsi que sur le PC sur lequel je tape cet article, la carte graphique est une nvidia pas toute neuve.
De même, pour connaître le modèle de sa carte réseau ou son, on taperait les commandes suivantes:

$ lspci | grep -i ethernet
$ lspci | grep -i audio

lshw

lshw vous donne par contre une description sous forme arborescente de votre PC qui est bien plus détaillée que lspci. Ainsi, lshw vous détaillera les différentes banques de mémoires, vous dira si elle sont occupées, fera de même avec chaque slot pci en vous précisant quelle carte l’occupe et tout cela en donnant moult renseignements.
Cette commande est beaucoup plus complète que lspci mais plus difficile à manipuler. Elle s’utilise ainsi:

$ sudo lshw

dmidecode

Il existe néanmoins une troisième méthode pour obtenir des renseignements sur son hardware et c’est celle-là que je voudrais vous présenter particulièrement. Il s’agit de la commande dmidecode qui utilise les renseignements se trouvant dans les tables du BIOS (DMI = Desktop Management Interface). Ces tables, d’après la page de manuel, contiennent une description du matériel composant le PC. La différence avec une commande comme lshw ou lspci est que les renseignements viennent du BIOS et pas d’une interrogation des composants du PC.

Le BIOS contient différentes tables décrivant chacune un élément (type) particulier du matériel. Il suffit pour en obtenir la description de donner à dmidecode le type voulu. Voyons quelques uns des types disponibles. Pour les autres, je vous renvoie à la page de manuel.

  • 0 BIOS: donne des rensignements sur le BIOS lui-même et ce qu’il supporte
  • 1 System: donne des renseignements sur le fabricant du PC et son vendeur
  • 2 Base Board: donne des rensignements sur la carte mère (marque, type, version…)
  • 4 Processor: comme son nom l’indique donne des renseignements sur les processeurs
  • 5 Memory Modules: donne le nombre de banques de mémoire, si elles sont utilisées, avec quel type de barette mémoire, la taille etc…
  • 10 On Board Devices: liste les composants faisant éventuellement partie de la carte mère (ethernet, chipset audio…)

En tout, il y a 39 types différents.

Pour pouvoir utiliser dmidecode, il faut d’abord l’installer si ce n’est déjà fait:

$ sudo aptitude install dmidecode

Une fois installé, pour obtenir des renseignements sur sa carte mère par exemple, il suffit de taper ceci:

$ sudo dmidecode -t 2
# dmidecode 2.9
SMBIOS 2.3 present.

Handle 0x0002, DMI type 2, 8 bytes
Base Board Information
	Manufacturer: ASUSTeK Computer Inc.
	Product Name: P4P800SE
	Version: Rev 2.xx
	Serial Number: MB-1234567890

On peut également fournir à dmidecode un mot-clef plutôt qu’un numéro de type. Les mots-clef reconnus par dmidecode sont:

  • bios
  • system
  • baseboard
  • chassis
  • processor
  • memory
  • cache
  • connector
  • slot
$ sudo dmidecode -t connector

Cette commande liste tous les connecteurs présents sur la carte mère (souris, clavier, usb, lpt, com, midi, joystick, audio, ethernet, firewire, IDE, SATA, floppy, ventilateurs, alimentation …)

Cette brêve présentation de dmidecode montre que cette commande donne des renseignements que lspci et lshw ne donnent pas. En ce sens, ces trois commandes sont complémentaires et doivent être utilisées conjointement si vous voulez une description complète de tout le matériel de votre PC.

Un peu de Microsoft dans votre Ubuntu

Canonical qui est la société derrière Ubuntu vient de passer un accord avec YAHOO ! pour que celui-ci devienne le moteur de recherche par défaut de Firefox dans la prochaine version 10.04 d’Ubuntu.
Là où cela devient vraiment marrant c’est que l’année dernière, YAHOO ! a passé aussi un accord avec Microsoft pour que Bing soit le moteur de recherche utilisé par YAHOO !. Autrement dit, quand vous ferez une recherche sur le Net via YAHOO ! dans Firefox, vous utiliserez la technologie Microsoft. Chacun appréciera à sa manière !

Source: https://lists.ubuntu.com/archives/ubuntu-devel/2010-January/030065.html

Firefox 3.6

Firefox 3.6 est sorti officiellement hier. Pas de révolution par rapport à la version 3.5. juste quelques améliorations au niveau des CSS ou de javascript et du support de l’ HTML 5. Mais ce qui intéressera le plus les utilisateurs, la possibilité de créer des thèmes et donc de changer l’apparence de votre navigateur préféré.

A part cela, il a, à mon avis, les mêmes défauts que la version 3.5 même s’il m’a paru un peu plus rapide. Son principal défaut est le problème du scrolling dans les pages contenant beaucoup de vidéos ou d’images. Pour s’en rendre compte visitez par exemple le site de Korben. Impossible de naviguer correctement dans la page au moyen de l’ascenseur. Surfer dans ces conditions devient un cauchemar. Et ne venez pas me dire que c’est la page de Korben qui est mal écrite. Réessayez avec Chromium et vous aurez une idée de ce que c’est que la fluidité.

Si néanmoins, vous voulez quand même installer Firefox, téléchargez l’archive sur le site de Mozilla, ouvrez un terminal et tapez:

$ sudo tar -C /opt -xvf firefox-3.6.tar.bz2
$ sudo ln -s /opt/firefox/firefox /usr/local/bin/firefox3.6

Pour le lancer tapez:

firefox3.6

L’idéal est de créer un lanceur ou de l’ajouter dans les menus. Je vous laisse le faire et tester par vous même cette nouvelle mouture de Firefox.

sudo echo

Dans le billet Changer le hostname de votre PC, je donnais une commande permettant de changer le nom du PC en écrivant grâce à la commande echo, le nouveau nom directement dans le fichier /etc/hostname. La commande donnée était celle-ci:

$ sudo echo Nouveau_Nom > /etc/hostname

Je n’y avais pas prêté attention à l’époque mais cette commande est évidemment incorrecte.
Son but était de permettre l’écriture dans le fichier /etc/hostname qui réclame des droits d’administration pour être modifié. Malheureusement, le sudo s’applique à la commande echo et pas à la redirection de la sortie standard vers le fichier. Pour le vérifier, tapons cette commande dans un terminal:

$ sudo echo Nouveau_Nom > /etc/hostname
bash: /etc/hostname: Permission non accordée

Pour résoudre ce problème nous allons utiliser un petit programme appelé tee qui, d’après la page de manuel, lit ce qui se trouve sur son entrée standard (stdin) et le réécrit sur sa sortie standard (stdout) ou dans un fichier:

$ echo Nouveau_Nom | sudo tee /etc/hostname

Le caractère de redirection | redirige la sortie standard du programme à sa gauche vers l’entrée standard du programme à sa droite (voir Shell – Redirections de flux). La commande prend donc la sortie de la commande echo, l’envoie sur l’entrée standard de tee qui grâce au sudo réécrit son entrée standard dans le fichier /etc/hostname mais cette fois avec des droits suffisants.

Si vous voulez ajouter en appending quelque chose avec la commande tee, celle-ci possède une option -a, pour append, permettant d’ajouter quelque chose au fichier. Par exemple:

$ echo Nouveau_Nom | sudo tee -a /etc/hostname

Dans ce cas, Nouveau_Nom sera ajouté au fichier plutôt que de remplacer le contenu comme dans le cas précedent.

Problèmes avec le gestionnaire de paquets ?

Il arrive lorsqu’on installe une application ou un paquet que le gestionnaire de paquets donne une erreur en retour.

Si le gestionnaire de paquets vous donne une erreur du genre:

dpkg : erreur de traitement de ttf-mscorefonts-installer (--configure) :
le sous-processus script post-installation installé a retourné une erreur de sortie d'état 1

ou

hsfmodem-base-dkms: le sous-processus script post-installation installé a retourné une erreur de sortie d'état 10.

ou bien

E: dpkg was interrupted, you must manually run 'sudo dpkg --configure -a' to correct the problem.
E: _cache->open() failed, please report.

ou encore

E: adobe-flashplugin: le sous-processus script post-removal installé a retourné une erreur de sortie d'état 1

vous pouvez taper les commandes suivantes pour essayer de vous en sortir.

Remarque: le nom des paquets est donné à titre d’exemple et sera différent probablement dans votre cas.

Essayez d’abord:

$ sudo aptitude -f install

Si ça ne donne aucun résultat et que le message d’erreur est le même, essayez ensuite:

$ sudo aptitude clean
$ sudo dpkg --configure --force-all -a

Si ça ne fonctionne toujours pas, il va falloir mettre les mains dans le cambouis et éditer le fichier /var/lib/dpkg/status.

$ gksudo gedit /var/lib/dpkg/status

Trouvez la ligne commençant par Package: suivie du nom du paquet qui pose problème chez vous. Prenons par exemple le paquet ttf-mscorefonts-installer. On recherche dans le fichier un bloc commençant par Package: ttf-mscorefonts-installer. Ensuite on supprime tout le bloc commençant par Package: ttf-mscorefonts-installer jusqu’au Package: suivant. Dans notre exemple voici ce qui se trouve dans le fichier:

Package: ttf-mscorefonts-installer
Status: install ok installed
Priority: optional
Section: contrib/x11
Installed-Size: 196
Maintainer: Ubuntu MOTU Developers 
Architecture: all
Source: msttcorefonts
Version: 3.0
Replaces: msttcorefonts (<< 2.6)
Provides: msttcorefonts
Depends: wget, cabextract, xfonts-utils, defoma, debconf (>= 0.5) | debconf-2.0
Recommends: ttf-liberation, x-ttcidfont-conf
Conflicts: msttcorefonts (<< 2.6)
Conffiles:
 /etc/defoma/hints/ttf-mscorefonts-installer.hints 26fd3c37389de3bfdd85044d0a50fd4f
Description: Installer for Microsoft TrueType core fonts
 This package allows for easy installation of the Microsoft True Type
 Core Fonts for the Web including:
 .
   Andale Mono
   Arial Black
   Arial (Bold, Italic, Bold Italic)
   Comic Sans MS (Bold)
   Courier New (Bold, Italic, Bold Italic)
   Georgia (Bold, Italic, Bold Italic)
   Impact
   Times New Roman (Bold, Italic, Bold Italic)
   Trebuchet (Bold, Italic, Bold Italic)
   Verdana (Bold, Italic, Bold Italic)
   Webdings
 .
 You will need an Internet connection to download these fonts if you
 don't already have them.
 .
 NOTE: the package ttf-liberation contains free variants of the Times,
 Arial and Courier fonts. It's better to use those instead unless you
 specifically need one of the other fonts from this package.
Original-Maintainer: Thijs Kinkhorst


Package: python-gnomecanvas

On supprimera donc toutes les lignes entre Package: ttf-mscorefonts-installer et Package: python-gnomecanvas non compris.
Ensuite relancez Synaptic et vous verrez que ce paquet n’est pas installé. Réinstallez-le si vous le désirez. Tout devrait bien fonctionner maintenant.

Note: je rappelle aussi rapidement que si l’erreur est:

E: Impossible de verrouiller /var/lib/dpkg/lock - open (11: Ressource temporairement non disponible)
E: Impossible de verrouiller le répertoire d'administration (/var/lib/dpkg/). Il est possible qu'un autre processus l'utilise.

C’est qu’un autre gestionnaire de paquets est déjà ouvert. Fermez toutes les fenêtres de Synaptic que vous pourriez avoir ouvertes.
Si le problème persiste, ouvrez un terminal et tapez:

$ sudo rm -rf /var/lib/apt/lists/lock

Voilà, ces quelques commandes vous permettront de vous sortir de bien des problèmes. Le plus fréquents étant une coupure de liaison réseau ou une coupure secteur lors de l’installation d’un nouveau paquet ou lors de mises à jour. Les commandes c-dessus vous sortiront de ce type de mauvais pas.

Disque dur avec une table de partition de type Mac

J’ai reçu un disque dur externe de marque LaCie contenant en fait un disque de marque Samsung.
Connecté au PC, il est reconnu sans problème mais impossible de le partitionner et de le formater en ext3 avec GParted. Toutes les tentatives se soldent pas une erreur.
Finalement, je décide de tester le disque sous Windows avant de décider qu’il est défectueux et là, pas de problème, j’arrive à partitionner le disque et à créer une partition NTFS de la taille du disque. Il ne semble donc pas que le disque soit défectueux. Reste à trouver pourquoi sous Ubuntu, je n’arrive pas à le partitionner.

De retour sous Ubuntu, le disque se monte correctement, je peux lire et écrire sur la partition NTFS créée sous Windows mais GParted ne la voit pas et je ne peux toujours pas la reformater.
Voici à quoi le disque ressemble vu de GParted:

Capture-Gparted

Bizarrement, on y voit une partition de 1ko qui correspond à la partition NTFS créée sous Windows et une grande zone non-partitionnée.

fdisk, en ligne de commande, a l’air, par contre, de voir cette partition NTFS correctement.

$ sudo fdisk -l

Disque /dev/sdc: 320.1 Go, 320072933376 octets
255 têtes, 63 secteurs/piste, 38913 cylindres
Unités = cylindres de 16065 * 512 = 8225280 octets
Identifiant de disque : 0x462afce5

Périphérique Amorce  Début        Fin      Blocs     Id  Système
/dev/sdc1               1       38913   312568641    7  HPFS/NTFS

En utilisant parted en ligne de commande, les partitions ont disparu. On en revient à ce que donne GParted ce qui n’est pas étonnant puisque ils sont tous les deux basés sur les mêmes librairies.

$ sudo parted -l

Modèle: SAMSUNG HM320II (scsi)
Disque /dev/sdc : 320GB
Taille des secteurs (logique/physique) : 512o/512o
Table de partitions : mac

Numéro  Début  Fin    Taille  Système de fichiers  Nom            Fanions
 1      512B   1535B  1024B                        partition map

Par contre, ce qui est intéressant ici, c’est l’indication du type de table de partitions. Le type est défini comme étant mac alors que normalement, c’est le type msdos qui est utilisé. Vu les différences entre ces deux types de table de partitions, il n’est pas étonnant que GParted affiche quelque chose d’incohérent.
Il ne reste donc qu’à modifier cette table de partition pour qu’elle corresponde au type que nous souhaitons. Pour cela, on va utiliser l’utilitaire ms-sys qui permet de réécrire un MBR valide sur un disque. Relisez mon billet sur le sujet et appelé Réinstaller le MBR Windows. Ce billet explique comment installer cet utilitaire. ms-sys permet de choisir entre plusieurs type de MBR Microsoft mais celui qui nous intéresse aujourd’hui est le type msdos.
Une fois installé, il suffit de taper dans un terminal la commande suivante (mon disque externe est /dev/sdc):

$ sudo ms-sys -m /dev/sdc

Et c’est tout. On peut voir directement que la partition NTFS est toujours là, que son contenu n’a pas été modifié. Et si on vérifie maintenant avec parted, on voit que la partition NTFS est reconnue sans problème.

$ sudo parted -l

Modèle: SAMSUNG HM320II (scsi)
Disque /dev/sdc : 320GB
Taille des secteurs (logique/physique) : 512o/512o
Table de partitions : msdos

Numéro  Début   Fin    Taille  Type     Système de fichiers  Fanions
 1      32,3kB  320GB  320GB   primary  ntfs

De même, GParted reconnaît maintenant la partition et me permet de la reformater en ext3, ce que je comptais faire au départ.